Son passé électoral confirme ce positionnement. En 2020, candidat indépendant, il avait réalisé un score honorable mais sans lendemain, suffisant pour exister, insuffisant pour peser. Plus tôt encore, dans les années 1990, il avait été adjoint municipal. Une expérience qui s’était terminée abruptement, après une initiative restée célèbre dans les mémoires locales : l’achat, sans concertation, d’une machine à laver pour le camping municipal. L’épisode est anecdotique, mais révélateur : déjà, l’envie d’agir seul, déjà la difficulté à s’inscrire dans un cadre collectif. Et c’est sans doute là que le bât blesse aujourd’hui encore. Jean-Claude Sans se présente avant tout lui-même, plus qu’il ne propose une équipe (en a t-il une ?...). Or, une élection municipale se joue désormais sur des listes, des collectifs, des équilibres. On ne gouverne pas une commune en solo, même avec de la bonne volonté et de l’énergie.
Reste qu’en période de désenchantement, il peut capter un vote de sympathie, un vote par défaut, un vote de ras-le-bol face à des listes jugées fades ou peu convaincantes. Il ne gagnera pas. Mais il peut compter. Et rappeler, à sa manière un peu envahissante, que la démocratie locale n’est jamais totalement verrouillée.

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